L’atelier sous-régional du RESAC vient de se tenir à BRAZZAVILLE les 28 et 29 sept 2026. Pendant deux jours, les femmes enseignantes ont examiné les problématiques liées aux thèmes divers : la création et au fonctionnement des comités de femme, le montage des travaux via powerpoint, la notion d’égalité et d’équité de genre, le plaidoyer pour la ratification de la convention 190 ainsi que le mentorat des jeunes éducateurs et éducatrices syndicalistes.
Ces divers champs d’un atelier riche de sa diversité et de ses pluralités africaines ont servi de terrain d’investigation aux participants venus du RWANDA, de la République Démocratique du CONGO, du BURUNDI, de la RCA, du Gabon, du Tchad, du Cameroun et du CONGO Brazzaville, le pays hôte. Conduits par des militantes chevronnées, les travaux ont décortiqué des concepts aussi usuels que popularisés tels que le genre, l’égalité de genre, la santé mentale et le bien être des enseignant et leadership féminin entre autres. Expression déjà entendue et même galvaudée nous dira-t-on, mais à laquelle les acteurs et actrices de Brazzaville, ont apporté une clarification de sens sans laquelle l’opinion a coutume de mettre dans le même panier, noble conquête de soi et toutes les attitudes viles de sentiment anti-masculin. Loin de se complaire dans la servitude et l’effacement sur la scène publique, le leadership féminin appelle toutes les femmes à l’effort de déconstruire les traditions rétrogrades tout en agitant un progressisme émancipateur qui la place sur l’arène syndicale, sur la même ligne de départ que l’homme, sûre de ses aptitudes, fière de sa personnalité.
N’ayant plus de tutelle qu’elle-même et les institutions au service desquelles elle s’adonne avec entrain, la femme syndicaliste africaine en général, et celle de la sous-région Afrique centrale en particulier, doit apprendre à grandir en connaissances et compétences dans une interaction enrichie au quotidien d’apports pluriels, elle doit sortir de la minorité qui l’assignait jadis, à se familiariser avec le « eux » des masculins pour s’affirmer dorénavant à travers le « je ». S’affirmer ainsi, c’est opérer la métamorphose de chameau en lion, dire non à un destin d’esclave, se frayer le chemin de la liberté. Quand elle milite encore dans le réseau des jeunes éducateurs, elle doit accepter le mentorat des plus aguerries afin de cheminer, par petits pas, vers le grand destin de la femme leader.
Chamberlin Vince Eric OWONA AMOUGUI
