Onze centrales syndicales sur douze, regroupées au sein du CAWOF, ont tenu une rencontre avec les organisations syndicales de l’éducation réunies sous la coupole du COREC. L’objectif de cette rencontre était de discuter des modalités de la mise en œuvre de la grève générale lancée par le CAWOF.
La rencontre a commencé par la présentation des deux organisations. S’agissant du CAWOF, il est né en 2022 de la volonté des centrales de surmonter leurs divisions et d’unir leurs forces pour peser considérablement face aux employeurs. Onze des douze centrales ont accepté cette dynamique et le premier résultat a été la revalorisation du SMIG après la première hausse du prix du pétrole. D’autres initiatives sont en marche ayant toutes pour finalité d’apporter le bien-être aux travailleurs.
Le COREC de son côté est né en décembre 2022. Son ancêtre était l’intersyndicale de l’éducation ; elle regroupait l’ensemble des syndicats de l’éducation à l’exception du syndicat des enseignants du Cameroun pour l’Afrique (SECA). A la suite de l’essoufflement des mouvements spontanés OTS et OTA, ces derniers se sont rapprochés des syndicats pour une unité d’action. Le COREC est donc un mouvement pour l’unité d’action.
S’agissant des modalités de la grève, le CAWOF a adopté une stratégie ; celle de rencontrer les syndicats sectoriels et de discuter avec eux les modalités de mise en œuvre du mot d’ordre dans leurs secteurs en fonction de leurs spécificités. Il a été convenu que chaque syndicat reprenne le mot d’ordre des centrales et y ajoute ses revendications spécifiques. Il a été convenu que le mot d’ordre soit disséminé dans tous les réseaux d’information existants. Enfin, pour les enseignants, le début de la grève coïncide avec les congés ; une autre date sera arrêtée pour le lancement de la grève dans le secteur de l’éducation.
Pour clôturer la réunion, les deux parties ont pris l’engagement de garder le contact et échangeant les informations sur les évolutions de la préparation et du déroulement de la grève.
