Principes

Le Syndicat National Autonome de l’Education et de la Formation s’oppose à la conception technocratique et instrumentaliste tant de l’Education que de l’homme. Il propose une vision humaniste qui repose sur trois grands piliers : l’humanisme, la décentralisation et la participation.

1- L’humanisme : Pour le SNAEF, c’est le savoir qui humanise, c’est le savoir qui rend homme (qui permet à l’homme de se distinguer de l’animal en construisant son humanité). C’est la raison pour laquelle il faut mettre les savoirs théoritiques, les savoir-être, les savoir-vivre, les savoir-faire à la disposition et à la portée de tous.

2- La décentralisation : La décentralisation est un processus où le centre transfère certains pouvoirs à la périphérie, vers le plus grand nombre, vers tous. Appliquée à l’Education, la décentralisation consiste à ne pas s’enfermer dans le centre, mais à s’ouvrir à tous. Si en politique le centre désigne la détention du pouvoir par certains en excluant d’autres, en Education, le centre représente aussi la détention du pouvoir par un certain nombre de personnes, mais le pouvoir ici étant celui du savoir. Le savoir devient alors élitiste, réservé à un petit nombre. Le savoir donne le pouvoir et la détention du pouvoir dote les hommes d’une capacité d’agir et donc de participer. Dans ces conditions, rien ne peut justifier aujourd’hui la spécialisation à outrance qui a développé dans l’esprit de certains élèves et parents d’élèves l’idée que certains savoirs sont des épiphénomènes par rapport à la série choisie.

3- La participation : Dans le sens de la participation, l’éducation humaniste doit être comprise comme projet. Il s’agit de définir clairement ce que l’on entend par épanouissement de la collectivité ou développement, de concevoir le type d’homme capable d’y parvenir avant de le faire mouler par un système éducatif tout aussi bien pensé.

Leave A Comment