COMMUNIQUE

Le Syndicat National Autonome de l’Éducation et de la Formation (SNAEF) élève sa voix ce jour 25 octobre 2025 pour dénoncer et condamner l’enlèvement du Camarade ASSOAH ETOGA ROLAND, Secrétaire Général du SNAES et Secrétaire Général à la Coordination du C.OR.E.C. intervenue dans la nuit du 24 au 25 octobre aux alentours de minuit à son domicile sis à NKOLMESSENG (Yaoundé) et TITCHO Florence, Secrétaire Nationale chargée des Affaires Economiques. Les auteurs de cet enlèvement se sont présentés pour le cas d’ASSOAH, comme des éléments relevant de la brigade de gendarmerie de NKOLMESSENG et ont, vu l’heure de l’opération, utilisé la menace pour contraindre le camarade à les suivre.

Seulement, depuis que le camarade a été appréhendé, les efforts pour localiser le lieu de détention sont restés infructueux, la communauté syndicale dans son entièreté est sans nouvelle, le mystère qui entoure les motifs de son enlèvement ainsi que le lieu et les conditions de détention suscitent parmi les syndicalistes inquiétudes, angoisse et épouvante. Les circonstances de l’arrestation des camarades ASSOAH et TITCHO nous font craindre le pire parce que les règles imposées par le code de procédure pénale ont été manifestement ignorées pour rassurer après tout que les droits des prévenus vont être respectés tout le temps que durera leur détention.

Face à cette situation qui est la manifestation criante du recul de notre pays en matière de respect des droits humains, le SNAEF, réuni ce jour appelle le Gouvernement de la République, garant de la sécurité et de la vie des personnes, à tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur cette capture qui, une fois de plus, vient assombrir l’image de notre pays sur l’exercice des libertés individuelles, civiles et collectives. Le SNAEF rappelle à la conscience républicaine de tous et surtout de ceux qui incarnent les institutions que le code de procédure pénale fixe de façon péremptoire les lignes rouges à ne pas franchir lors des interpellations menées par les forces de sécurité.

A travers le rapt des camarades ASSOAH et TITCHO, c’est tout le corps enseignant qui vit l’épreuve du mépris et de la déconsidération devenus une pratique courante au Cameroun. Les militants des droits des enseignants ont besoin de protection pour les éminents services qu’ils rendent à la société, au corps enseignant et à l’Etat. A ce titre, le Syndicat National Autonome de l’Education et de la Formation DENONCE et CONDAMNE ces captures contraires au droit, EXIGE au nom de l’humanisme et de la paix qu’il promeut :

  1. Que les camarades soient traités avec dignité et humanité ;
  2. 2. Leur libération inconditionnelle et sans délai.

LE SECRETAIRE GENERAL,

OWONA AMOUGUI Chamberlain

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