Le Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun a invité les Enseignants du Primaire et du Secondaire à observer le mot d’ordre de grève pour la période allant du mardi 22/04/2025 au VENDREDI 25/04/2025.

Les journées du 22 et 23 avril 2025 ont vibré dans les établissements scolaires à la cadence des enseignants. Le faible engouement des enseignants à reprendre le chemin des écoles tient à un appel à la grève récemment lancé par le Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun (C.OR.E.C) au cours d’une conférence de presse le 19 avril 2025. La grève placée sous le signe « Ecole Morte » est suivie à plus de 50% dans les établissements publics. Appelés à rester à la maison, beaucoup d’enseignants, solidaires des problèmes de la corporation avancent en rang discipliné pour préserver la dynamique d’ensemble et éviter le désordre ; l’indiscipline et la désunion étant des obstacles à toutes les actions portées vers la défense des intérêts collectifs.

 

Dans un pays où l’incurie a été érigée en mode de gouvernance, il s’en trouve dans le corps enseignant qui disent suivre une autre voie qui serait celle du dialogue continue et de la confiance accordée a priori aux institutions. De ce point de vue, les défenseurs du non à la grève appellent les collègues à ne pas suivre les sirènes qui retentissent. Leur analyse laisserait penser qu’ils enseignent dans un autre monde, loin de la discrimination salariale, du refus de payer des primes dues, des intimidations …Or, dans la réalité, beaucoup parmi ces enseignants sont confrontés aux souffrances, travaillent depuis plus de quinze ans sans la prime d’animateur pédagogique, enseignent sans contrat de travail (c’est le cas des enseignants vacataires du privé), sont inexplicablement privés de leurs émoluments par l’Office du Baccalauréat du Cameroun.

Placé dans cette situation, nous invitons les enseignants à s’engager encore plus massivement à observer le mot d’ordre de grève.  La participation à la grève ne saurait être l’affaire exclusive des personnels affectés en zone rurale. Les griefs posés sur la table du Gouvernement sont ceux formulés par le corps enseignant dans son entièreté.  La décision de faire grève découle des blocages rencontrés dans le processus de négociation au sujet des principales revendications que sont le Forum National de l’Education et le Statut Spécial/Particulier. Exercez vous-même votre liberté. Aucun discours tendant à restreindre la liberté du travailleur ne doit être accueilli favorablement.

OWONA AMOUGUI Chamberlin

 

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