Dans le cadre de la célébration de la quarante et unième  journée Internationale de la Femme, le Syndicat National Autonome de l’Education et de la Formation s’est penché sur la question du droit au travail. Voici en substance, l’économie de sa réflexion.

Pour le SNAEF, le droit au travail des femmes et des filles est une fiction. Les sociétés africaines ayant été bloquées dans leur dynamique de construction de l’intégration sociale, il s’en est suivi des stratégies d’insertion diverses dans l’économie de marché. C’est ainsi qu’à la place du travail, s’est forgée une nouvelle conceptualisation qui fait la promotion de l’emploi et prétend sur fond de propagande capitaliste, assurer le bonheur de tous. Cette promesse relève du mensonge dans la mesure où les outils de création de l’emploi sont détenus par une minorité bourgeoise à laquelle on ne peut assigner aucune mission d’intérêt général. Dès lors, le droit au travail des femmes et des filles s’efface, seules subsitent au gré des oscillations des forces du capital, des opportunités à saisir par les plus vaillants, les plus aptes et les plus flexibles qui ont réussi à s’adapter dans cette économie de la prédation.

Le SNAEF veut dépasser la société d’insertion et promouvoir la société d’intégration dont le modèle d’organisation est réglé sur les lois de la nature ; intégration de tous les membres de la société dans un tout harmonieux fort de sa diversité et de sa pluralité. La société d’intégration opte pour un modèle socialisant et socialiste et repousse toutes les forces capitalisantes. A cette étape de notre histoire marquée par des masses de femmes et de filles actives dans l’informel, l’éphémère et le précaire, c’est le modèle socialisant qui peut nous placer sur la voie du principe de l’éducation pour tous et du travail pour tous. Au moment où se poursuit la politique d’implantation du SNAEF, il est important de repréciser que toute coopération avec nos partenaires s’inscrira dans la voie de la promotion de l’égalité des chances, de l’égalité des rémunérations et du droit de toutes les femmes et filles au bonheur.

ETOUNDI GEORGETTE
Secrétaire National aux Droits de l’Homme et à la promotion du Genre

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