
Le 31 juillet 2025, le SNAEF (Syndicat National Autonome de l’Education et de la Formation) rendait visite au centre « Maria Belgrace », un Centre d’Accompagnement des enfants en situation de handicap, en difficultés et souffrants de troubles (TSA, TND, etc.), mais aussi une crèche halte-garderie. Dès 8h, les camarades venus des régions du Centre, du Littoral du et ceux résidant dans l’Adamaoua se sont apprêtés pour la journée avec deux descentes prévues. Avant la descente au Centre Maria Belgrace, une visite a été faite au Lamidat de Ngaoundéré. Des initiatives envisagées dans la campagne sociale du SNAEF. Aussi, en visite dans la région de l’Adamaoua pour son Congrès National, le SNAEF a prévu de rencontrer les membres de la société civile et sympathiser avec les autres composantes de la communauté éducative.
La visite au Centre Maria Belgrace débute à 11 heures quand le bus requisitionné pour l’occasion se met embarque les membres du SNAEF et s’ébranle. Sur le chemin, un arrêt est fait pour acheter des produits de premières nécessités à remettre au Centre pour marquer le soutien indéfectible du SNAEF à la cause des personnes défavorisées. Une fois les achats effectués, le bus a repris la route et après quelques instants de conduite, la première délégation est arrivée, très vite rejointe par les camarades qui étaient encore en chemin. La délégation est saluée par la responsable du Centre, Mme Djouela Carine. Elle a souhaité la bienvenue au SNAEF et a marqué son émotion quant au choix de son Centre pour cette descente.
Après l’installation de la délégation, la camarade Coordonatrice du SNAEF pôle Adamaoua a pris la parole pour présenter les lieux et justifier le choix du site, à sa suite le Secrétaire Général Chamberlain Owona Amougui a pris la parole pour dire tout l’intérêt et le souci du SNAEF quant au bien-être des populations, mais surtout la vision du syndicat pour une société meilleure sous le prisme de l’Ecole Nouvelle, philosophie très chère au SNAEF. A sa suite, la responsable a pris la parole pour remercier le geste, et parler de la création du Centre, de la genèse et du prétexte : ayant une fille née avec des troubles neurodéveloppementaux, qui malgré tous les examens et la prise en charge, reste encore dépendante d’une assistance permanente.
Fort des recherches, des marches, des sollicitations, Mme Djouela Institutrice de formation a pris l’initiative de créer un Centre pour que des familles qui comme elle, rencontrent des difficultés, puissent trouver un lieu où les enfants sont pris en charge et encadrés. Il faut le dire, plusieurs enfants souffrant de trouble du spectre de l’autisme, de troubles neurodéveloppementaux sont très souvent abandonnés par les familles en Afrique et particulièrement au Cameroun, et n’ont pas accès à l’Education. Le récit de la responsable a été meublé par les démarches entreprises, les difficultés rencontrées et les résultats obtenus lors des sensibilisations, car de fil en aiguille, les familles qui étaient hésitantes quant à faire venir les enfants pour des séances, ont commencé à fréquenter le Centre. Elle a par ailleurs indiqué avoir besoin d’aide, étant seule à faire face à toutes les charges. Suivant un chronogramme élaboré, des activités d’animations sont prévues une fois par semaine pour les enfants, activités menées par elle-même tout en recevant de manière régulière les parents ayant des difficultés. A la suite de sa présentation, des échanges ont suivi. Les camarades syndicalistes ont apporté pour les uns leur soutien et leur expertise en ce qui concerne la gestion des Centres d’Accompagnement, et pour les autres leur promesse de toujours manifester la solidarité pour le bien-être des enfants. La responsable dotée de plusieurs casquettes a proposé des produits faits maison à savoir des savons liquides et demandé à l’assistance d’aider le Centre en achetant de manière symbolique ces produits à usage ménagers.
Le secrétaire général a pris la parole pour remercier le centre pour l’accueil et promettre de toujours répondre présent en cas d’appel de solidarité. C’est sur ces mots que la visite s’est achevée au Centre Maria Belgrace.
Par Genéviève Ngo Djon
Coordinatrice SNAEF Littoral, Manjo
