
Trois membres du Syndicat National Autonome de l’éducation et de la Formation ont eu un échange avec Mme le Proviseur du Lycée Général Leclerc de Yaoundé ce mardi 18/02/2025.
Le SNAEF a voulu faire une évocation brève de la cérémonie d’hommages académiques organisée lors des obsèques de EMVOUDOU MARIE LOUISE, Surveillant Général au Lycée Général Leclerc et Militante du SNAEF, décédée le 23/06/2024. La qualité des hommages rendus à la regrettée EMVOUDOU permet d’après le SNAEF, de se pencher sur la reconnaissance due à l’enseignant mort en activité ou à la retraite. Il s’agit de remettre à l’enseignant la place qui lui revient parmi les corps de métier de la société.
Contrairement à la dégradation dont il est victime dans une société qui organise la marginalisation des valeurs épistémologiques, les discutants pensent que la pente peut être redressée progressivement si les enseignants s’activent à s’auto-valoriser par l’assainissement de leur image. La considération que la société accorde à certains corps de métier tient à l’image de marque que ceux-ci donnent d’eux-mêmes. Ainsi, dans un contexte marqué par l’évanescence des vocations, les enseignants affirment que la mise en place de mécanismes rendant obligatoire la cérémonie d’hommages solennels pour tous les enseignants sans sombrer dans les poncifs de la ruralité et de l’urbanité, est impérative. La chaleur et la prestance accordées à un enseignant décédé envoient un message fort qui dissipe les idées péjoratives mobilisées contre ceux-ci. L’idée retenue est que les administrations doivent porter cette doléance afin que les enseignants soient élevés à la dignité après la mort.
Par cet acte, on pourra rétablir le prestige dû à l’enseignement et la valeur inhérente aux enseignants.
