A chaque fois que le mot syndicalisme est prononcé, une moue se fait voir sur le visage de l’interlocuteur. Pour les plus courageux, le langage tourne autour des vocables « opposants », « grévistes » pour ne citer que ceux-là. Le constat est amer : le syndicalisme traine derrière lui une image de frondeur et de revanchard selon l’imagerie populaire. Il faut donc questionner cette impression générale qui nous fera surement remonter à l’historique du mouvement syndical au Cameroun. Et ainsi pour comprendre pourquoi les syndicats ne sont pas bien vu dans notre pays il faut une meilleure connaissance de l’histoire. Des actions de 1990 en passant par la crise économique, l’histoire du syndicalisme au Cameroun a n’a pas été un long fleuve tranquille… En parlant du syndicalisme, si l’on s’en tient à sa définition, il s’agit d’une doctrine sociale et politique et le syndicat une association de personnes ayant pour but la protection d’intérêts communs, spécialement dans le domaine professionnel. Il s’agit donc d’une affaire de corporation et d’amélioration des conditions de travail, et non pas comme l’imagerie populaire veut bien faire croire des grèves à tout vas et dans l’optique de nuire. Entre revendication de meilleures conditions salariales, échanges d’expérience et condition de travail notamment sécurité prise en charge, chacun peut se faire une idée du syndicat. Ainsi, les syndicats entrent en droite ligne avec la vie professionnelle et ne devrait pas trainer une image négative. Le SNAEF en droite ligne avec cette volonté d’amélioration avec non pas un syndicalisme de revendication mais un syndicat d’amélioration et d’intégration.

Les jeunes, l’avenir du syndicat ?

Les jeunes l’on a coutume de dire, sont le fer de lance de la nation. En tout état de cause, non seulement de part leur nombre conséquent mais aussi parce qu’ils sont représentés dans toutes les sphères de la société. Ils ne sont pas en reste dans les syndicats, ou pour la plupart, ils sont des membres très actifs malgré le fait qu’ils ne sont pas souvent représentés dans les sphères de décision. Pourtant la volonté mondiale depuis une décennie est de porter la voix des jeunes haut et d’encourager les initiatives jeunes. Non seulement cette volonté se justifie par le fait que les jeunes ont beaucoup à apporter tant par leur force, leur vigueur que leur créativité et leur résilience. Toutes les initiatives en faveur des jeunes semblent ainsi justifiées et tendent la perche à ses jeunes. Il ne manque plus que ces derniers prennent du poil de la bête et saisissent ces opportunités qui leurs sont offertes. L’occasion se fera certainement le 12 aout 2022 journée internationale des jeunes, journée à eux dédiés. Au programme, une série d’activités organisées par la société civile et certains syndicats. Le SNAEF quant à lui n’est pas en marge des organisations internationales, et a crée une cellule jeune au sein du syndicat, une cellule chargée du suivi, de l’organisation des activités et de l’implémentation des décisions du bureau national au plan local. Pour cette journée internationale des jeunes, des actions seront donc envisagées afin de mobiliser et de galvaniser ces derniers qui sont un atout indéniable dans la bonne marche des actions du syndicat.

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